MARYAM MADJIDI, DE L'IRAN AU PRIX VAUBAN

10/05/2018

Jeudi 10 mai, l'écrivaine et enseignante Maryam Madjidi a rencontré 3 classes de 2nde et un groupe de 3GCSE. Arrivée en France à l'âge de 6 ans après avoir fuit la République islamique d'Iran, son pays natal, elle a écrit un premier roman Marx et la Poupée,édité en janvier 2017. Celui-ci a très bien été accueilli par le public et a été récompensé du prix Goncourt du premier roman la même année. Elle y raconte son histoire du ventre de sa mère à ses premières années d'exil en France, la révolution iranienne, l'abandon du pays et l'éloignement de sa famille.

Les élèves ont été ravis de recevoir l'auteure entre leurs murs et de lui présenter quelques travaux préparés à son attention : une frise chronologique et des planches de BD retraçant son parcours et les évènements historiques de son pays, quelques scènes de théâtre inspirées de son ouvrage, une peinture la représentant encore foetus dans le ventre de sa mère. D'autres lycéens ont souhaité mettre l'accent sur des symboles : un drapeau iranien et du nougat originaire du pays appelé « gaz » car Téhéran est la ville où Maryam est née ; un drapeau français et des croissants car la France est son payx d'exil.

La lecture de Marx et la Poupée a suscité la curiosité des élèves qui ont pu poser quelques questions à Maryam Madjidi : « Vous attendiez-vous à un tel succès ? », « Qu'est ce qui vous a motivé à écrire ce livre ? », ou encore « Toutes les scènes de votre livre se sont-elle vraiment déroulées ? ». L'auteure a pris grand plaisir à échanger avec les élèves. Elle s'est dit très heureuse de sa réussite et a rappelé que ses motivations s'inscrivent avant tout dans un esprit de partage, et sont liées à son désir de sortir les personnages de l'oubli. L'écriture de son roman a débuté à Pékin avant de se poursuivre et de s'achever à Istanbul, deux villes dans lesquelles elle a vécu quelques années durant. Si tous les faits racontés s'inspirent d'une base de vécu, ils ne sont pas pour autant racontés avec exactitude : « Ce que je souhaite transmettre, c'est l'émotion. »